Histoire de la drogue:

Définitions :

De nombreux types de drogues existent (dures, légères I légales, illégales).

                         Les drogues sont dites "légales" quand elles peuvent être vendues dans le commerce, elles sont donc acceptées par la société.

                        Cependant, chaque année, elles font de nombreux morts. Les plus connues sont le TABAC et l’ALCOOL. Lorsque le mot drogue est prononcé celle qui nous viennent tout de suite à l'esprit est l'HASCHICH ou l’HEROINE, elles sont dites "illégales".

                        La drogue est considérée comme étant une substance toxique pour l’organisme et a pour effet de créer un véritable état de dépendance, pouvant aller jusqu'à la toxicomanie lorsque la dose augmente et que le consommateur en prend l'habitude.

                     « être drogué » signifie que c'est le produit qui dirige l'usager, même s'il est drogué à son insu. Cette évolution démontre que le consommateur ne devient qu'une image de son produit, comme s'il était réduit à un simple objet, il est plus facile à stigmatiser].

Ces drogues ont en commun une détérioration intellectuelle et une dégradation de l’état général, ce qui est un véritable gâchis dans une société de l’informatique qui fait de plus en plus appel à l’intelligence.

Ce problème de la drogue est aujourd’hui  un phénomène de société qui devient de plus en plus important. On remarque que les jeunes sont  les plus touchés par ce fléau.

 

   date:

    • - 4 000, la culture du pavot à opium était connue en Mésopotamie
    • - 3 500 ans, les premiers produits psychotropes sont découverts
    • - 2 700 ans, l'usage de la substance psychoactive du cannabis
    • - 2 500 ans, l'utilisation de la feuille de coca en Equateur et auPérou
    • Aux 16ème et 17ème siècles, le tabac servait à guérir les plaies et l'alcool à désinfecter.
    • 17 ème siècle, des personnages illustres se voit plongées dans l'opium ( Louis XV, Louis XVI...)
    • 1805, découverte de la morphine comme médicament remarquable

                          => début de la morphinomanie chez des personnes connues comme Bismak, Wayner.

  • 1898: l'héroine servit à sevrer la morphinomanie, ses capacités sont vantées et fut décrite comme sans risque de dépendance pendant environ 20 ans.
  • XIXe siècle, [la régulation des drogues créa alors deux marchés transnationaux

                                    -pour les médicaments, c'est l'industrie pharmaceutique et les médecins allopathes

                                     -pour les stupéfiants, c'est la police, les tribunaux ou la douane d'un côté et les trafiquants de l'autre           

  • .A la fin du 19ème siècle, la cocaïne fut utilisée comme anesthésique local en chirurgie de l’œil ou en ORL
  • jusqu'en 1903, la cocaïne , qui fut vantée par freud comme anti- dépresseur, fut insérée dans le coca-cola  avant d'être remplacée par de la caféine
  • 1970-1980, ce fut l’usage de l’héroïne qui s’est particulièrement développé
  • Depuis les années 1980, le phénomène de l’usage du cannabis, de la cocaïne ou de l’ecstasy a explosé, tout particulièrement chez les jeunes, dans toutes les couches de la société, de la campagne à la ville, de la banlieue "difficile" aux quartiers les plus chics
  • 1988 : publication dela convention contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes.
  • en 1909, la première coopération internationale pour le contrôle des stupéfiants eut lieu à Shanghai, réunissant 13 pays, dont la France.

 

Une grande partie de la population chinoise fut exposée légalement à l'opium, des distributions se faisaient, ce qui rendit la population dépendante.

Les pays arabes tels que l'Afghanistan et le Pakistan mais aussi l'Amérique du Sud sont, aujourd'hui,  les plus grand exportateurs dans le monde.

Pendant un long moment, Marseille fut l'un des lieux les plus exportateurs d'héroine pure à 98%.

.De nos jours, de nouvelles drogues se créent sans limite pour passer au-delà des lois, pour éviter la censure du fait qu'elles ne sont pas encore connues.

 Ainsi, même les régions ayant le moins de plantes psychoactives connaissent l'offre de différentes drogues.

 

 Classement des drogues:

Une liste de critères est mise en place pour juger les effets positifs et négatifs de l’usage du produit pour l’usager et pour la société

  • les propriétés du produit (existence ou non de tolérance) ;

    le mode de consommation (ingestion, injection, inhalation) ;

    la fréquence d'usage ;

  • la personnalité de l'usager ;
  • le groupe d'usagers (âge, situation sociale)
  • les risques de danger pour autrui (travail, conduite automobile)
  • la possibilité d'évaluer l'usage (dosage dans le sang, les urines, etc.).

 

 

 Selon l'article L.5132-1 du Code de la Santé Publique, un classement des substances vénéneuses selon leur dangerosité et leur toxicité est fait, elle se présente en 4 catégories :

 

                              - Les substances stupéfiantes (morphine, cocaïne, héroïne, cannabis...)

  •  les stupéfiants de la convention de 1961 : coca, opium, cannabis et leurs dérivés (morphine, héroïne, méthadone, cocaïne, résine de cannabis, etc ...).
  • certains psychotropes de la convention de 1971 : hallucinogènes, amphétamines, la MDMA (ecstasy), etc ...
  • les champignons hallucinogènes, le khat, deux précurseurs chimiques : le phénylacétone et l'acide lysergique (précurseur du LSD).
  • les nouvelles drogues de synthèse : MBDB, 4MTA, kétamine, etc ...

 

                                    - Les substances psychotropes (médicaments, antidépresseurs, tranquillisants, hypnotiques...)

  • substances de la convention de 1971 non classées stupéfiants : benzodiazépine, barbituriques, zalepone, zopiclone, etc ...

 

                             - Les médicaments de la liste I et II

  • ce sont les médicaments délivrables seulement sur ordonnance et -dont l'ordonnance est "non renouvelable" (liste I)

                                                                                                                     -ou "renouvelable" (liste II).

 

                              - Les substances dangereuses (éther, acides...)

  • des substances, destinées au commerce, à l'industrie ou à l'agriculture,
  • classées par les ministères en huit sous-catégories : très toxiques, toxiques, nocives, corrosives, irritantes, cancérogènes, tératogènes ou mutagènes

 

          autres classements-les PERTURBATEURS HALLUCINOGENES, (cannabis, Lsd, champignons kétamine)

                                           Ces produits provoquent une modification de la perception de l'environnement et de la réalité : ils modifient donc la perception du temps et de l'espace, la sensibilité aux couleurs et aux sons qui se voit augmenté. A long terme, ils peuvent modifier durablement la personnalité du consommateur qui ne peut plus percevoir ce qui se passe autour de lui.

 

                                                           - les DEPRESSEURS DU SYSTEME NERVEUX (opiacé, héroïne, méthadone, morphine)  C’est à partir du pavot que l’opium pourra être obtenu, et de l’opium que l’on pourra faire la morphine, puis de la morphine dérivera l’héroïne.

                                 Ces produits entrainent une sensation de détente et de rêve ainsi qu'une perte de la timidité. Ils conduisent fréquemment à la dépendance physique et peuvent entrainer, à forte dose, des conséquences graves (arrêt cardiaque ou respiratoire). Ils sont également la cause de multiples accidents par perte de vigilance et de contrôle de soi.

 

                                                 - les STIMULANTS DU SYSTEME NERVEUX. (la cocaine, crack, amphétamines, le MDA et le MDMA, le fameux extasy)

Ces produits favorisent temporairement un état d'éveil et d'excitation et réduisent la fatigue. Ils induisent un faux sentiment d'assurance et de contrôle de soi. L'effet est généralement suivi d'un état d'épuisement et de
dépression.


Ils conduisent fréquemment à la dépendance psychique et peuvent amener, à forte dose, des conséquences graves : paranoïa, dépression importante, fatigue généralisée. Ils sont aussi la cause d’accidents par surestimation de ses capacités.

 

 

Cause de la drogue:

                                                                       La consommation est :

 

                 imagesCA2BT4J7                                                    WX

 

 

-une thérapie, pour vaincre une angoisse, un mal-être ( comme échec scolaire, divorce, violence subie....)

-pour procurer du plaisir, se détendre, être à la mode ( plaisirs dûs aux produits, plaisir de passer un bon moment avec ses amis....)

- lutter contre le pouvoir, trangression ( pour se révolter contre les règles de parents....)

- apprendre de leur propre erreur, par curiosité ( découvrir un produit tant parler, pour vérifier les dire des parents....)

- améliorer ses performances ( en sport avec les produits dopants, rester éveillé, défit...)

- se soigner et résoudre des problèmes comportementaux ( calmer les douleurs, soigner la schizophrènie...)

                                    

                                                                               imagesCADRZDAQ

Les taux d'une consommation visant à oublier ses problèmes:

  • scolaires (35%),
  • sentimentaux (30%)
  • psychologiques (12%).
  • Les problèmes familiaux (59%).

 

Coût de la drogue:

En 2012, l'État et l'Assurance maladie ont dépensé un total de 1,5 milliards € pour lutter contre la drogue.

Le budget de la MILDT est de 20 millions €, qui sont répartis -en « soutien aux projets de prévention des ministères » (0,5 million),

- en « information et communication » (0,5 million),

-en recherche (1 million)

- en action internationale (1 million),

- en financement des opérateurs OFDT et CIFAD (3,8 millions),

- en crédits déconcentrés chefs de projet (13,2 millions)

 

                                                                 imagesCAPSXGC5

 

Décès dût à la drogue:

 

- 50 000 victimes de la drogue succombent

- Dans l'Union Européenne, le nombre de morts par overdose s'élève au nombre de 6 873 en 2005, 6780 en 2004, 6 350 en 2003.

 Elle touche surtout les milieux urbains et les consommateurs d'héroine en Norvège, on peut observer 1.7 millions de personnes environ se droguant a l'opium (morphine / héroine) ou des substances de synthèse.

 

Le manque et ses phases:

 

L'état de manque est ressenti par le consommateur lorsqu'il ressent une souffrance physique, une gêne ou une souffrance psychique. Il va passer du plaisir de cette consommation au besoin de plus en plus important. Par la suite, il entre dans la phase de "gestion du manque" où ce manque cohabite avec le plaisir et le soulagement.

Pour combler ce manque, la consommation augmente de plus en plus, elle se fait de plus en plus seul, de plus en plus tôt dans la journée.

 Dès que le consommateur voit son temps et sa vie tournant qu'autour de la recherche de drogues, la dépendance est installée. C'est la phase de "galère" avec des conséquences parfois très dures sur la santé ou sur la vie sociale.

Son comportement, ses modes de pensée et sa façon de raisonner sont modifiés par son besoin de drogue. Il se trouve isolé et souvent rejeté par son entourage familial ou ses amis qui ne comprennent plus sa façon de raisonner et ne supportent plus son comportement, ses mensonges et souvent son laisser-aller. Il se replie alors sur lui-même et se tourne vers ceux qui consomment comme lui.

Il sera passé progressivement, de façon plus ou moins rapide et selon la drogue utilisée,

 -du plaisir à la souffrance,

-de l'expérimentation à la dépendance,

-de la vie normale à la déchéance.